Apportez papier et crayon pour enquêter parmi les rayons!
Venez former des équipes, fouiller dans la médiathèque, interroger Pierre à la Cyberbase, solliciter l'aide de Bruno au prêt et résoudre les énigmes de la médiathèque pour gagner le trésor de pâques de Plélan.
Attention, Allergiques au chocolat s'abstenir.
Inscription gratuite MAIS obligatoire pour cause de places réduites au 02.99.61.80.03
No et moi, de Delphine De Vigan (Livre de Poche)
Pour les besoins d'un exposé, Lou, une enfant à haut potentiel de 13 ans se lie d'amitié avec No, une jeune SDF de 18 ans. Utopiste dans l'âme, la jeune surdouée va tenter ce qu'aucun adulte n'a jamais fait : accueillir la sans-abri dans son foyer. Fille d'une mère dépressive et d'un père dépassé par les événements, Lou va découvrir que, même si les intentions sont louables, sortir quelqu'un de la misère de la rue n'est jamais simple.
Décrit à travers l'esprit d'une enfant surdouée, No et moia pour sujet non pas « la », mais « les » solitudes, celle d'une SDF, celle d'une enfant pas comme les autres, mais également celles d'une mère dépressive et de Lucas, un garçon en échec scolaire livré à lui-même.
Adapté récemment au cinéma par Zabou Breitman, ce roman à destination des ados et adultes est à découvrir dans votre médiathèque.
Un hiver de glace , Daniel Woodrell (Rivages/Noir, 2011)
Situés dans le Missouri, les monts boisés des Ozarks servent de cadre privilégié aux romans rugueux et glaçants de Daniel Woodrell. Les hommes dépeints par le romancier doivent faire face à une nature sévère et aux démons intérieurs qui les poussent à la violence et à l’autodestruction. Figures de proue de ces clans familiaux alliés ou ennemis, les femmes protègent leurs hommes et leurs enfants avec une farouche énergie. Elles défendent l’entrée de leurs foyers sans âge, et sont surtout les gardiennes de secrets que l’on doit tenir cachés. TOUS (voisins, parents, amis) s’épient à l’ombre des bouches closes. Gare à celles et ceux qui rompent le silence et parlent inconsidérément, au risque de faire du tort à la communauté. La jeune Ree Dolly s’en rendra rapidement compte lorsque, pour éviter la saisie de sa maison en plein hiver (avec deux jeunes frères sous les bras et une mère absente), elle sera amenée à braver cette loi du silence. Avec sa chair et ses os, elle paiera ainsi le prix fort pour retrouver la trace d’un père en fuite, fabricant de drogue, menacé d’un nouvel emprisonnement, qui a hypothéqué sa terre et sa maison pour payer la caution de sa mise en liberté conditionnelle. Sur qui pourra-t-elle s’appuyer dans sa dangereuse quête d’information ? Son unique amie Gail semble avoir perdu sa liberté dans son nouveau rôle de jeune mère. Et son oncle Larme (le frère de Jessup Dolly), ombrageux, imprévisible, lui a ordonné de se tenir à carreau. Dans ce western blafard du Middle Ouest, on a de drôles de façons de s’épauler ou plus simplement, de montrer son amour ! Mais le lecteur n’est pas au bout de ses surprises dans ce polar à la campagne, digne du film la nuit du chasseur. D’ailleurs, ce roman a été adapté, avec encore d’avantage de sobriété, d’ellipses et d’ombre, au cinéma en 2010 sous son titre d’origine Winter’s Bone.
Manuscrits de guerre, Julien Gracq (Corti, 2011)
Voici les premiers textes posthumes de Julien Gracq paraissant 5 ans après sa mort. « Une page vient de se tourner », pourrait-on ajouter, d’autant que c’est aussi la
première fois que les pages de ses livres ne sont plus à ouvrir avec un coupe-papier ! Voilà pour l’enveloppe ! L’ensemble, quant à lui, possède une réelle
unité. Il comprend le journal de l’aspirant Louis Poirier (la vraie identité de Julien Gracq). Ces souvenirs couvrent uniquement la période allant du 10 mai au 2 juin
1940, (date de sa capture par les Allemands).Ensuite le lecteur pourra enchaîner sur un court récit qui reprend deux journées de cette drôle d’équipée militaire dans les Flandres.
Loin de l’ambiance (romanesque) des Ardennes d’un Balcon en forêt, nous avons l’impression d’accompagner pour de vrai Julien Gracq dans sa découverte au jour le jour de la guerre.
Pourtant dit-il : « rien d’authentique ne sera sorti de cette guerre que le grotesque aigu de singer jusqu’au détail 1870 et 1914 (...) ». La difficulté à saisir ce qui se
passe, les soldats de sa section, ivres et déserteurs à l’occasion (!!), l’absence d’ordre écrit de sa hiérarchie,tous ces tracas sont relatés par une plume qui fait mouche et nous rassure :
le style de l’auteur est bien au rendez-vous. L’évocation de cette Débacle présentée comme un Déluge pèsera lourd aussi dans l’esprit indépendant d’un jeune écrivain qui restera
un franc-tireur étranger au monde des lettres.
« Dès sa naissance, le bébé s'attache à la musique de la voix. Le bébé a besoin qu'on lui parle et petit à petit, il devient sensible à ce qu'on lui montre. Il aime montrer du doigt ce qui l'intéresse, dans son univers quotidien et dans les livres, pour le partager avec ceux qui l'entourent ».(1)
Ce que nous a expliqué Evelyne Resmond-Wenz de l'association A.C.C.E.S. ARMOR ce mardi 29 mars peut sembler l'évidence pour certains mais ne l'est pas pour d'autres.
Oui, mais comment aborder un livre avec un tout petit? Tout simplement! Il faut lui proposer l'objet, la musique des mots, les couleurs et les formes. Proposer n'est pas imposer, le maître mot est la disponibilité, rester attentif aux besoins et aux envies de l'enfant.
L'important est la relation que l'on tisse avec le tout petit. Le livre est une source d'éveil mais aussi un moyen de créer un lien privilégié entre l'adulte et le bébé, une bulle, un cocon: un moment rien qu'à nous.
Quelques pistes de lectures: les albums de Tana HOBAN (Blanc sur noir, Noir sur blanc, Des couleurs et des choses...) Beaucoup de beaux bébés de David ELLWAND, les albums de Jeanne ASHBE (Ca va mieux!, On ne peut pas...), Délivrez-moi de Alex SANDERS et tout plein d'autres que vous pouvez venir découvrir à la médiathèque de Plélan-le Grand.
1. Extrait tiré de "La petite histoire des bébés et des livres", A.C.C.E.S. 2009.
Dites-leur que je suis un homme , Ernest J. Gaines (éditions Liana Levi).
Dans l’Etat de Louisiane, à la fin des Années 40, un jeune homme est condamné à mort par le tribunal de Bayonne pour complicité de meurtre sur la personne d’un épicier. La victime était blanche et comme l’inculpé, Jefferson, est un jeune homme noir, il est évident qu’il est coupable aux yeux du jury représentant la communauté blanche. Mais le sujet de ce livre ne concerne pas cette injustice là. Même si J. Gaines reconstitue ici finement la vie, l’ambiance quotidienne qui régnait entre ces deux communautés séparées à l’époque de la ségrégation dans les Etats du Sud. Ce n’est pas non plus un plaidoyer pour l’abolition de la peine de mort. Même si le lecteur découvrira avec une réelle émotion (comparable à celle du dernier jour d’un condamné de Victor Hugo), le journal du prisonnier Jefferson à l’extrême fin de cette histoire. Et même si l’arrivée de la chaise électrique dans la petite ville de Bayonne est décrite avec une implacable efficacité. Non, l’intérêt de ce récit tenu par le narrateur, l’instituteur Grant Wiggins, réside dans cette question : comment rendre à un homme sa dignité humaine ? Alors que son destin est scellé, Jefferson semble résigné à aller vers la mort comme une bête, «...tel un porc », pour reprendre l’expression cinglante de son propre... avocat ! Poussé par deux femmes exemplaires, têtues, bornées, Miss Emma (la marraine de Jefferson) et Tante Lou (déçue par ce neveu qui ne croit plus en Dieu), Grant, au départ réticent, va relever ce défi qui lui redonnera confiance en l’espèce humaine. A lire absolument !
Si vous avez entre 8 et 14 ans, venez créer et participer au nouveau club lecteurs de la médiathèque de Plélan le Grand. La réunion d'information a lieu le vendredi 25 mars, vous pouvez vous renseigner auprès de Fanny au 02.99.61.80.03.
Dragon Head de Minetaro MOCHIZUKI. Réédition du manga sorti en 1995, 3 volumes parus.
Trois jeunes collégiens japonais se retrouvent les uniques rescapés d’une mystérieuse catastrophe ferroviaire. Mais ils demeurent prisonniers d’un tunnel dont les deux extrémités ont été bouchées par un éboulis de roches.
Dans un huis clos oppressant, les deux garçons, Téru et Nobuo vont bientôt s’affronter. L’un s’enfonce progressivement dans une étrange folie, tandis que l’autre s‘efforce de trouver une issue à
ce piège. Il sera aidé par une jeune fille, Ako, et leurs efforts seront récompensés. Mais ils vont découvrir que les ténèbres qu’ils pensaient avoir laissé derrière eux règnent sur une
terre dévastée où le soleil perce à peine.
Robinsons d’un Japon bouleversé, ils décident de partir vers Tokyo pour trouver peut-être d’autres survivants. Mais sont-ils vraiment seuls ? Ils croisent un groupe d’enfants et une
inquiétante silhouette noire surgie du fond du tunnel semble les guetter, telle une divinité maléfique.
Le dessin particulier de ce manga seinen (ado-adulte), cousin de l’expressionisme, renforce le sombre propos de l’auteur, marqué par cette culture du catastrophisme (voir la série Akira) qui, hélas, ne relève pas que de la fiction.
Vous pourrez dorénavant, en plus du blog, retrouver les pages "j'aime" de la médiathèque Julien Gracq, ainsi que de la Cyberbase sur le très célèbre réseau social Facebook.
Au programme, toute l'info sur les animations, les expos, les mises à jour du blog, etc...
Les boucliers de Mars, vol. I casus belli (Glénat) scénario de Gilles Chaillet et dessins de Christian Gine.
Achat de mars (ce qui tombe à point nommé), voici une aventure historique qui débute à Rome, sous le règne de l’empereur
Trajan et qui, rapidement, se poursuit sous le soleil implacable de Zeugma, ville frontière entre l’Empire romain et le royaume des Parthes. Le préfet Charax, l’esprit troublé par un singulier
incident survenu dans la Ville (la chute d’un antique bouclier considérée comme un mauvais présage a semé l’émoi dans Rome) s’y rend pour reprendre en main une garnison dont la
discipline laisse à désirer. Le mauvais esprit règne et les officiers issus de la noblesse méprisent ce général issu de la plèbe. Mais ces soldats sauront-ils s’unir face au péril parthe qui se
rapproche d’eux ? Vous le saurez en lisant le premier épisode d’une trilogie de ce western péplum.
Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le huitième opus de Murena,
Revanche des cendres est enfin disponible à la médiathèque. Le lecteur retrouvera Lucius Murena, toujours empli de haine, en plein milieu d’un
chapitre célèbre de Rome : le fameux incendie de l’an 64. Et il apprendra que, même si on ne prête qu’aux riches, l’empereur Néron n’était peut-être pas responsable de ce sinistre.