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Médiathèque Julien Gracq

Médiathèque Julien Gracq

Toute l'actualité de la médiathèque de Plélan-le-Grand en Ille-et-Vilaine

Le club lecteurs présente:

 

Présentation des nouveautés littéraires de l’automne 2013...ou "d'anciennes nouveautés", par le club lecteur adultes:

 

Des incendies qui ne s’éteignent pas :

Le quatrième mur de Sorg Chalandon (éditions Grasset 2013).Disponible à la médiathèque.. Pourquoi écrire un roman 30 ans après la guerre du Liban ? Journaliste couvrant le conflit à l’époque , S.Chalandon  s’était interdit d’écrire sur ce drame en utilisant le « je ».  Là c’est en tant qu’homme blessé  et non en journaliste qu’il raconte l’histoire de Georges, chargé par son ami Sam de monter la pièce Antigone de Jean Anouilh au Liban en 1982. Le temps d’une pièce, frères et sœurs ennemis vont jouer ensemble leurs rôles sur la scène d’un autre déchirement,  et c’est la parole du dramaturge qui aura le dernier mot, mettant le lecteur en face  de l’évènement. Pour en faire un spectateur engagé ?

 

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Le confident d’Hélène Grémillon (Folio) . En cours d’achat. Premier roman, premier succès. Camille a perdu sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle reçoit un étrange courrier qui semble être arrivé par erreur. Ce sera le départ d’une correspondance qui conduira les lecteurs vers les temps troublés de la guerre de 39-45, temps propice aux secrets. 

Quelle histoire de Stéphane Audoin-Rouzeau (Le seuil, Gallimard 2013). Bientôt à l’achat. Retour sur la grande Guerre ou égo-histoire, l’historien (spécialiste  de ce conflit) se fait ici biographe ému et émouvant de trois récits de parents ayant traversé la guerre de 14-18. Le plus poignant celui de son grand-père paternel (quittant en 16 la caserne de Vannes pour aller directement au feu) est l’histoire d’une étrange filiation  qui verra trois générations d’hommes   transmettre un silence ou une incompréhension liée à l’expérience de la guerre. De quoi écrire un roman noir, comme ceux de Fred Vargas, la sœur de Stéphane Audoin-Rouzeau.

Des disparitions :

Les évaporés de Thomas Reverdy (éditions Flammarion 2013).En cours d’achat. On dénomme ainsi au Japon, les hommes qui, par honte, peur du déshonneur de  leurs actes rejaillissant sur leur famille, décident de disparaître de la société, vivant tels des fantômes dans les bas-fonds des métropoles. Peu de temps après la catastrophe de Fukushima, un cadre important d’une grande entreprise, désavoué par son supérieur laisse un mot à ses proches : « je ne mettrai plus mes chaussons ». Evaporé à son tour, il emporte  tout de même un dossier de sa société pour comprendre les raisons  de son licenciement. Dans sa nouvelle existence clandestine, il rencontrera un jeune homme qui a fui les terres contaminées de Fukushima, tandis que sa fille établie aux Etats Unis, revient au Japon  , son ami américain  et détective à ses côtés pour retrouver son père. Sur un constat cruel, terrible, une partie du pays oublié par l’Etat, abandonné (évaporé lui aussi ?) l’auteur emploie par contraste, un ton onirique et fait de douceur. Une révélation.

La confrérie des chasseurs de livres de Raphaël Jérusamly (Actes Sud 2013).Disponible à la médiathèque. Qu’est devenu François Villon, un fois libéré des geôles de Louis XI, alors qu’il risquait le gibet ? Il n’a pas disparu pour tout le monde ! Sur cette base et cette interrogation historiques, l’auteur imagine l’ancien moine défroqué et poète de haut vol, devenu l’espion (ou le pion ?) du roi de France. Embarqué dans une étrange recherche de manuscrits qui le mènera aux portes de l’orient, en Galilée ,il fera la rencontre d’une non moins mystérieuse organisation, la confrérie des chasseurs de livres, et écrira encore des pages d’aventure sur la surface vierge du désert. Un roman historique, avec quelque parti-pris mais fort stylé !

Des confirmations :images-copie-3.jpg

La petite fille de monsieur Lihn de Philippe Claudel .Disponible à la médiathèque.

 

La vérité sur l’affaire Harry Québert de Joël Dicker. Disponible à la médiathèque. Un livre audacieux, palpitant,  gigogne, sur la fabrique d’un succès…devenu réalité ! 

 

 

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Des traductions à faire ou à lire :

Ar Saouzanenn (Hypnose) poèmes en breton de Bernez Tanguy (éditions Skrid 2010), chanteur, peintre et poète, Bernez Tanguy rassemble un ensemble de haïkku exprimant son amour du mot juste. Malloz doue ! Il est traduit en plusieurs langues mais pas encore  en français. Livre à acheter donc  en brezhoneg.

Lettre à Holga de  Bergsveinn Birgisson (Zulma 2013). Disponible à la médiathèque. Dans une longue lettre un vieil homme ose enfin écrire à  son unique amour, après le décès à la maison de retraite de son épouse. Dans un style direct, parfois cru,  l’auteur évoque une passion interdite depuis les années 40, en Islande, où les sens charnels se confondent  avec les jaillissements de lave et de glace. Le goût de miel de l’amour  et l’aigreur des regrets se mêlent aussi, et  la nature sauvage semble se jouer du destin fragile des hommes et des femmes retenus en quelque sorte prisonniers sur ces îles où l’on fait fumer les morts,  et où les aigles même déplumés  arrivent à reprendre leur vol solitaire.

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