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Médiathèque Julien Gracq

Médiathèque Julien Gracq

Toute l'actualité de la médiathèque de Plélan-le-Grand en Ille-et-Vilaine

Le poète de loin mène la parole



Un bel hommage , vivant et ardent, a été rendu samedi 13 mars  à Marina Tsvetaeva ,poétesse russe du XXe siècle, dans le cadre du printemps des poètes. Grâce à la fougue, et le talent de Sabine et Marcelle Rosnay, du club des poètes ,qui ont fédéré autour d’elles les voix de Ivan Golovin, Louise Putov, et les instruments  de Catherine Lucquin, Sylvie et Vassili Putov,  le chant enflammé  de cette porte-parole de l’amour des hommes et des femmes  a su toucher  un large public  étonné par la vivacité de cette culture et langue russes   couvant comme braise même sous la traduction française !




Marina Tsvétaïéva est une poéte, écrivain et dramaturge russe dont la vie épouse le cours troublée de l'histoire de la Russie du XX ème siècle. Son suicide à 49 ans en 1941 clôt la vie d'une perpétuelle révoltée, une vie faite d'exil, de passion mais surtout de littérature. Née dans une famille noble, d'un père fondateur de musée et d'une mère musicienne, elle ne suivra pas la volonté de sa mère, qui voulait qu'elle marche dans ses traces, mais se donna tout entière à l'écriture et publia ainsi son premier recueil de poésie à 18 ans se faisant rapidement remarquer dans le milieu littéraire moscovite.
Son style, acéré et vif, est à l'image de sa vie tragique, où sa plume se fait à la fois passionnée lorsqu'elle se donne à une cause, à un héros, mais aussi poignante et tragique lorsqu'elle évoque, parfois à demi mots, l'exil, l'amour, celui qu'elle ne cesse de trouver chez de nombreuses figures qui émaillent sa correspondance et sa poésie, et celui plus poignant encore qu'elle porte à ses enfants. Car si elle se définit par et contre sa mère, morte alors qu'elle n'avait que 14 ans, elle est aussi, elle-même, une mère, rongée par la culpabilité de n'avoir pu sauver sa fille Irina, qu'elle avait confié à un orphelinat et qui y mourra de faim en 1920.
Exilée, toujours sur la route, passant de la Russie, à la Géorgie, jusqu'à la France, sa poésie, douloureuse et subtile nous montre la Russie sous un jour nouveau, poète qui refusait les écoles, Marina Tsétaïéva se fait porte-parole des exclus, des opprimés, mais aussi des révolutionnaires, des aimants et des amants. 

Texte de Jeanne André.


Œuvres  à la médiathèque : Le ciel brûle suivi de Tentative de jalousie; Vivre dans le feu Confessions; Le Diable et autres récits, le Gars, Après la Russie.

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