Mercredi 23 septembre 2009
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Le maire, M. Laurent Peyregne et la présidente du Conseil municipal des jeunes, Marions Denais
7 ans après son inauguration en 2002, la médiathèque de Plélan-le-Grand s’est « trouvé » un nom et pas n’importe lequel : celui de Julien GRACQ ! L’écrivain qui repoussait toute sorte d’honneur de
son vivant : prix littéraires, Académie(s), mondanités, et autres mises en plaques, avait autorisé, à sa mort, la commune à mettre sur la médiathèque ce nom, devenu à présent symbole d’une liberté
grande, pour reprendre le titre d’un de ses ouvrages. Mobilisée sur deux jours, avec le concours du Conseil Général, l’INA et l’association l’Hermine, la commune a fêté Julien GRACQ en faisant
intervenir le 18 septembre Philippe le Guillou (écrivain et proche de J. Gracq), Suzanne Allaire, (professeur émérite de Rennes 2) au cinéma l’hermine après la projection du film de Michel Mitrani
adapté en 1978 du récit « un balcon en forêt », dernier roman de Julien Gracq. Et le lendemain matin, après le dévoilement symbolique des portes de la médiathèque par le maire, Laurent Peyrègne,
aidé par la présidente du conseil municipal des jeunes, un public nombreux est venu écouter les comédiens du Râ dit bleu lire un choix de textes de Julien Gracq, ainsi que Jacques Douté, ancien
professeur agrégé, venu apporter un éclairage passionné sur un espace bruissant de signes, cher à J. Gracq : la forêt magique. « Je crois que l’esprit de Gracq est dans ses murs »déclarait,
visiblement ému, Laurent Peyrègne, à la fin de cette cérémonie. Quel heureux présage pour la première médiathèque de France à bénéficier d’un parrainage aussi élevé.
Par chen
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Vendredi 9 janvier 2009
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15:30
Un don apprécié.
A la fin de son exposition « Ecrire noir sur blanc » le 29 novembre dernier, le peintre Robert Morvan a offert gracieusement à la médiathèque un tableau intitulé
« Graffiti ». L’œuvre est bien en vue, accrochée derrière la banque d e prêt au rez-de-chaussée du bâtiment. Elle rappelle la vivacité culturelle du
territoire de Brocéliande et l’importance, à nos yeux, de ses artistes.
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Jeudi 24 juillet 2008
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Vendredi 20 juin 2008
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09:56
Les médias français viennent d’annoncer la mort de Mario Rigoni Stern, lundi 16 juin 2008 à Asagio en Italie du Nord. Ecrivain à la barbe et à la chevelure immaculée comme
une belle neige d’hiver, il faisait figure de patriarche de la littérature transalpine, sans pour autant, du haut de ses chères montagnes jalonnant l’Autriche, jouer au sage ou au
donneur de leçon. Il nous laisse une œuvre tant discrète qu’attachante. Ses écrits, souvent nourris par son expérience d’ancien combattant et d e montagnard, célèbrent la vie simple des gens
et des animaux, juste en quête de lumière et de paix. Dans un décor dépaysant (pour nous) où le froid des cimes le dispute avec le sombre souvenir d’une campagne de Russie, lointaine et
effroyable, l’auteur évoque des joies d’altitude et parle toujours, dans une langue de contrebande , mi italienne, mi allemande, de la dignité humaine, même au travers de souvenirs de
chasse ou de vieilles chroniques de populations ballotées entre rois et empires, frontières d’opérette et guerres sanglantes. Il ne gomme pas pour autant la dureté de la nature ; il nous
montre seulement que cette nature permet aux hommes et aux femmes qu’il décrit, de se hisser à la portée de la beauté du monde. Sur la pointe de ses skis (quand il était jeune) et plus tard,
au bout d e son stylo plume, Rigoni Stern savait communiquer son plaisir d’être vivant.
Publié en France chez Verdier, 10/18 et bien sûr la fosse aux ours, on peut découvrir ou relire à la médiathèque les titres suivants :
le vin et la vie, le sergent dans la neige, sentiers
sous la neige, le livre des animaux, la dernière partie d e cartes et arbres en liberté.
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Mercredi 19 mars 2008
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15:48
Facteur sur le plancher des vaches et navigateur intrépide sur la grande bleue, Alain MAIGNAN a effectué entre 2006 et 2007 une course autour du monde en solitaire sur un
bateau de 10m20 , sans aucune assistance technique. Cet exploit humain a été salué comme il se devait par le milieu professionnel de la voile comme de la presse nationale . Eprouvé mais
heureux d’avoir relevé ce défi sur lui-même face aux forces de la nature, cet homme pudique et sincère a raconté son aventure dans un livre intitulé Le facteur au long cours sorti fin
2007 aux éditions l’Ancre de marine. Son succès auprès des plélanais est à la mesure des sentiments d’estime que ces derniers ont adressé au facteur de leur commune.
Alain MAIGNAN rencontre le vendredi 21 mars (à 15h15) prochain un groupe d’élèves de l’école Notre Dame pour évoquer son expérience de navigateur solitaire.
Pas d e doute à avoir, il y aura du tangage et de l’émotion à la médiathèque ce jour-là, grâce à ce diable d’homme.
(La librairie Babonneau est partenaire de cette animation.)
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Vendredi 14 mars 2008
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16:25
Ce fut jeudi der nier le dernier passage du bibliobus de la Bibliothèque départementale d'Ille et Vilaine. Tous les 6 mois ce bibliobus venait ravitailler les
bibliothèques en milieu rural de quelques 400 ouvrages. Avec l'ouverture de plusieurs antennes départementales, dont une à Bécherel, ce sera maintenant au bibliothécaire de se déplacer pour aller
choisir ses ouvrages. Une page de la lecture publique est tournée...
Virgine Lescop et Dominique Beauducel, les nomades de la
lecture en Ille et Vilaine.
Par chen
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Jeudi 3 janvier 2008
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15:43
Le 22 décembre 2007, Julien Gracq a réalisé un de ses vœux les plus chers : s’effacer derrière ses livres. Ce vœu exaucé, hélas, assombrit ceux qui connurent l’écrivain qui accueillait ces
« privilégiés »avec simplicité, qu’ils soient anonymes ou célèbres, lecteurs ou « hommes de lettres », sur le seuil de la terrasse de sa maison de Saint-Florent-le-Vieil où il
vivait depuis ces dernières années, solitaire mais toujours disponible lorsqu’il s’agissait de vraies rencontres.
Sa disparition n’aura pas eu la discrétion qu’il aurait souhaitée. Les grandes orgues des hommages rendus à son nom résonnent dans tous les médias. Rançon d’une gloire bien illusoire pour cet
observateur qui avait entendu tourner bien des moulins à paroles dans l’histoire récente du XXe siècle !
Il devait considérer autrement la voix du fleuve coulant dessous la fenêtre du salon où il avait coutume de recevoir ses hôtes de passage.
Grâce à l’amicale recommandation d’ Aube Elleouët ( la fille d’André Breton) et de l’écrivain Hervé Carn, nous eûmes, à trois reprises, cette chance « de nous glisser » dans son
cadre familier, à côté de la présence de la Loire et de l’ île batailleuse, paysages revenant souvent sous sa plume pointilleuse de géographe .
Ce furent autant des visites de courtoisie que de travail. Cela lui agréait-il ? Nous présentions les activités de la médiathèque à l’auteur du « Roi Pêcheur » qui avait
gentiment accepté en 2001 qu’une citation tirée justement de cette pièce de théâtre soit inscrite sur les baies vitrées de ce nouveau bâtiment plélanais qui bénéficia ainsi de son
lointain et prestigieux parrainage. Au cours de ces échanges d’un respect mutuel, Julien Gracq nous interrogeait sur le territoire de Brocéliande, sur ses évolutions actuelles, comme celles du
monde rural en général, montrant de la sorte un intérêt amical pour les habitants et les lieux d’un pays auxquels il était attaché , loin de tout
régionalisme, en tant qu’illustre voisin sur ses Marches de Bretagne.
Julien Gracq fit preuve de la même sympathie lorsque nous l’avions entretenu, fin 2005, d’un projet d’exposition (lui étant dédié, bien sûr) avec des textes du poète Michel Dugué.
Certes, il avait exprimé des craintes naturelles sur le risque d’une médiatisation inopportune de sa personne (au détriment de l’œuvre) , mais il nous accorda sa confiance à
partir du moment où il était évident que son écriture devait être au centre de cette exposition. Cela seul importait à ses yeux, avec aussi -nous confie Hervé Carn (qui en mai
2007 vint à la médiathèque lors de la présentation de Julien Gracq, écrivain géographe) – son… « faible » pour ce pays de landes et de forêts.
Ainsi, par la médiation des mots et de la géographie, un lien solide et sincère a relié la petite histoire de la médiathèque au grand écrivain qui vient de
disparaître, un lien qui se vérifiera tant qu’il aura des passants , ou plutôt de ces voyageurs libérés de toute entrave (comme les héros de ses romans) qui liront, surpris par
ces lettres étalées au dessus de la porte de la médiathèque : « il y a derrière chaque acte, une trace, un sillage qui s’élargit »
Monsieur Gracq, avec toute notre reconnaissance….
L’équipe de la médiathèque
http://remue.net/cont/gracq.html
Par chen
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